Posturologie

pathologies posturales

Atteintes osseuses

Hallux valgus

C’est une déformation associant une angulation du premier métatarsien en varus (en dehors), et une déviation du gros orteil (hallux) en valgus ; elle est plus connue sous le nom "d’oignon".

C’est une pathologie essentiellement féminine mais pas seulement, c’est un motif de consultation fréquent.
La correction de cette déformation a inspiré de nombreux chirurgiens, et les méthodes proposées pour son traitement sont nombreuses.

L’articulation métatarsophalangienne fait alors saillie et peut générer une gène au chaussage.
L’insuffisance du premier rayon peut engendrer des douleurs plantaires (métatarsalgies) par transfert de charge sous les 2ème et 3ème métatarsiens.

Traitements possibles :
- des mesures préventives sont efficaces sur l’hallux abductus débutant en agissant sur les facteurs favorisants : bon chaussage, entretien de la souplesse musculaire, correction des troubles statiques par orthèse plantaire, etc...
- la chirurgie est complexe et doit être réservée aux hallux valgus douloureux et/ou incompatibles avec un chaussage normal.
depuis quelques années des techniques percutanées nettement moins invasives semblent donner d’excellents résultats.

Pathologies diverses

Névrome de Morton

Métatarsalgies de type mécanique, survenant à la marche ou à la course, préférentiellement chez les femmes ; la douleur siège de manière élective dans le 3ème espace inter-métatarsien, plus rarement dans le 2ème, et exceptionnellement dans les 1er et 4ème.

Cette douleur de type canalaire, obligeant souvent le patient à se déchausser, et s’accompagne habituellement de paresthésies vers les orteils adjacents.

A l’examen, la douleur est réveillée par une pression punctiforme de la face plantaire de l’espace inter-métatarsien responsable, à la hauteur des têtes métatarsiennes. Les paresthésies sont également déclenchées par cette manoeuvre.

Au podoscope, on recherche l’existence d’un avant pied rond, avec hyper-appui des têtes métatarsiennes, notamment chez des femmes habituées au port de chaussures étroites avec talon haut.

L’échographie permet de visualiser le "névrome" de Morton. Il apparait sous la forme d’une structure ovoïde, de taille variable, habituellement entre 5 et 12 mm de long et 5 mm de diamètre en moyenne.

Traitements possibles :
- orthèses plantaires adaptées, le plus souvent de forme 3/4
- infiltration de corticoïdes (simultanément aux semelles si douleur importante)
- en cas d’échec du traitement orthétique et médical, il faut avoir recours à un geste chirurgical par voie dorsale.

Pathologies unguéales

Ongle incarné

L’ongle incarné est une réaction inflammatoire cutanée liée à la pénétration du rebord latéral de l’ongle dans les parties molles. Il siège presque toujours au niveau des orteils, en particulier du gros orteil. Il est souvent bilatéral.

L’origine chez le nourrisson vient d’une désaxation congénitale des ongles des gros orteils ; chez l’adolescent ou chez l’adulte cela vient soit d’un port de chaussures trop serrées ou d’un mauvais entretien des ongles.

L’ongle incarné est assez évident : le rebord latéral est d’abord rouge, oedématié et douloureux. Puis, apparaît un tissu de granulation dans le repli latéral d’où sortira un exsudat purulent.

Le traitement curatif dans les formes mineures sera l’exérèse de l’éperon du bord latéral de l’ongle par une pince ou d’une gouje stérile, puis l’application d’un pansement antiseptique. Dans les formes infectées, l’exérèse du bourgeon charnu et de la tablette unguéale se fera sous anesthésie.

La prévention repose sur une bonne hygiène des pieds, sur une coupe correcte de l’ongle (pas dans les angles et pas trop court), puis on applique des petits appareillages ou orthonyxies ou lames BS visant à relever les bords de l’ongle.

Pathologies cutanées

Cor et durillon

Selon la taille, on parle de cor, de durillon ou de callosité. Toute la surface cutanée du pied peut être le siège de ces hyperkératoses qui sont la conséquence d’un conflit par microtraumatisme répété.

Les cors siègent essentiellement au niveau des orteils sur les faces dorsales des articulations.

Toute saillie osseuse physiologique ou pathologique (griffe d’orteil, arthrose, chevauchement) frotte sur l’empeigne de la chaussure.

La chaussure peut, par une couture intérieure mal placée, une aspérité, une empeigne trop étroite, une pointure mal adaptée, un matériau neuf ou dur, provoquer une zone de frottement. Le repli de la chaussette peut être aussi traumatisant.

La peau prise en "sandwich", se protège par une couche cornée.

Les durillons et callosités relèvent du même mécanisme. Le siège habituel est plantaire, en particulier au niveau des têtes métatarsiennes et du talon.

La cause la plus fréquente est un trouble statique (avant-pied plat). Le traitement associe des soins de pédicurie et une suppression de la surcharge. L’orthèse plantaire trouve ici d’excellentes indications.

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